
En juin 1940, un voyage d'affaire me conduisit a new York. Lorsque, sur le chemin du retrour, je fis halte a Washington, j'etait en proie a un souci commun a tous les hommes d'affaire: les impots.
Les impots sur les profits exessifs me préoccupaient tout particulierement. En effet, si les grosses companies pouvaient fort bien s'en tirer, des entreprises de moindre envergure, fondee avec un capital modeste et chargees de grosses dettes, etaient par contre trop lourdement greve.
Ayant surpris mon pere, le matin, au momment ou ayant termine son petit dejeuner, il allait se mettre au travail, je l'entretin de cette question.
- He bien, papa, dis-je,l'etat semble bien decide a nous empecher, nous autres petites gens, de payer nos dettes et de commencer a realiser quelsques benefices.
Mon pere sourit et d'un geste jeta au panier une pile de journaux de chicago, de New-York et de Washington .
-As -tu pris ton cafe? me demanda t-il.
-Peu importe le cafe. parlons plutot des impots sur les benefices exessifs.
-Tu ne veux pas dire que ce soit le cas de ton entreprise, n'est-ce pas?
-Non, mais...
-Tu admets aussi que l'etat est bien oblige de lever des impots?Et qu'a un momment ou les grosses societes commencent a travailler avec toutes sortes de garanties de l'etat, les benefices enormes qu'elles réalisent soient tout a fait indiqués pour fournir de l'argent au pays? Et tu admets enfin que nous avons besoin de fonds si nous voulons mettre sur pied une armee de terre de mer ainsi qu'une aviation qui soient à la hauteur de la tache?
-Je reconnais tout cela,bien sur. Neamoins, en ce qui concerne notre entreprise...
-Aucune loi fiscale, quelle qu'elle soit, ne veut la ruine de personne. Je suis generalement plus desireux que quiconque de permettre aux petites entreprises de soutenir la concurence avec les grosses societe. Mais les affaires et les impots ne sont pas notre seul souci. Les problemes qui se posent aujourd'hui sont grave. Je suis navre de ne pouvoir te rassurer...
Tu dois avoir mal à la tete.
Tiens prend un comprime d'aspirine.
je me mis a rire. A vrai dire, une autre qestion encore me preoccupait.
Et la conscription, papa? Où en sommes nous?demandai-je.
Ma question etait si inattendue que mon pere crut d'abord a que je faisait allusion a la conscription des benefices des associations commerciales. Mais il se reprit:
-ah, tu veux parler du service militaire?
-Oui, je me demandais ce que nous devrions faire, John, Franklin et moi-meme, au cas ou ce projet passerait, et ce que tu en penses, toi papa. Quant à Jimmy, il me semble vu son age...
-Jimmy fait de toute facon partie de la marine de reserve, me rappela-t-il.
Ne me demande pas de conseils, poursuivit-il, sur ce que tu dois faire. Tu me connais assez pour savoir que je ne t'en donnerai point.
Je ne me suis jamais mele de vos affaires personnelles, et ce n'est pas un projet de loi sur la conscription qui me fera abandonner mes principes.
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